Mardi, 14. Février 2012  22:43
 
Informations

7 Utilisateur(s) en ligne
 

Sommaire
News
tree-T.gif Sujets
tree-L.gif News Internet
Infos
tree-T.gif Copyrights
tree-T.gif FAQ
tree-T.gif Sondages
tree-T.gif Feedback
tree-T.gif recommandez nous
Communauté
tree-T.gif Enregistrement
tree-T.gif Votre compte
tree-T.gif recommandez nous
tree-L.gif Partenaires
Publicité
Mons (Hainaut - Belgique)
 
Proposé par administrateur le Samedi, 11.Novembre 2006

Les articles du bourlingueur.eu L’histoire de la ville de Mons commence avec un camp romain qui s’installa sur la plus haute colline de la vallée de la Haine, ils baptisèrent ce lieu Montes. On trouve la même signification pour l’appellation flamande Bergen signifiant ‘mont’. Bien plus tard, alors qu’il ne s’agit encore que d’un hameau, au VIIè siècle, la noble dame Waudru (Waldetrude, fille de Walbert et de Bertille) prend ses quartiers sur cette colline pour se consacrer entièrement à Dieu. Elle est la patronne de la Ville...

Visitez la galerie Mons

1. Situation géographique :
===================

A 75 km de Bruxelles sur l’autoroute E19, 250Km de paris (E19), 80Km de Lille (autoroute E42) liaison train Thalys entre Lille et Mons quotidiennes, aéroports les plus proches : Charleroi, Zaventem, Lille Lesquin.

Actuellement la ville compte plus ou moins 100.000 habitants, et reprend une agglomération de 18 communes.

Le développement industriel dans la région est assez important, on trouve notamment un zoning à Ghlin-Baudour avec des industries de pointe diverses, comme la chimie, la catalyse, le verre, le transport, l’aluminium…Le zoning est traversé par la plus grande voie navigable de la région, le canal Nimy-Blaton donnant accès à toutes les autres voies et débouchant notamment sur les ascenseurs de Thieu le plus grand au monde.

Au niveau sportif, un club de football en première division (le RAEC Mons), et un club de basket (l’Union Mons-Hainaut) aussi en première division nationale.

La ville ne manque de rien au niveau scolarité, deux hôpitaux, et un grand centre commercial à proximité à la porte du parc avec aussi un complexe cinématographique impressionnant.


2. Histoire de la ville :
================


L’histoire de la ville de Mons commence avec un camp romain qui s’installa sur la plus haute colline de la vallée de la Haine, ils baptisèrent ce lieu Montes. On trouve la même signification pour l’appellation flamande Bergen signifiant ‘mont’. Bien plus tard, alors qu’il ne s’agit encore que d’un hameau, au VIIè siècle, la noble dame Waudru (Waldetrude, fille de Walbert et de Bertille) prend ses quartiers sur cette colline pour se consacrer entièrement à Dieu. Elle est la patronne de la Ville.

Waudru est canonisée après sa mort, l’endroit devient populaire et habité de manière permanente, Sainte Waudru fera d’ailleurs l’objet d’un culte très vivace. Les comtés du Hainaut décident de s’installer vers le milieu du XI è siècle, des fortifications sont d’ailleurs construites et un château érigé sur cette colline dans les décennies suivantes par le comte Baudouin IV. Une petite partie de ses premières fortifications longues de quelques 1100 mètres sont d’ailleurs encore visibles au niveau de la tour nord de la ville. Ce n’est qu’au XIII è siècle que la cité acquiert une véritable notoriété et une autonomie économique, avec ses halles, une population grandissante 4700 habitants à l’époque. De nouvelles fortifications sont érigées sur une très longue période, on peut ainsi observer les vestiges de trois enceintes successives pour arriver à un travail achevé vers le milieu du XIX siècle.

Nous sommes en 1349, une terrible peste décime la population, les chanoinesses organisent alors une procession le dimanche de la trinité, elle démarre du centre ville et ce jusqu’aux bruyères de Casteau (là où se trouve actuellement le quartier général du SHAPE) Cette fête deviendra rapidement populaire et annuelle en raison de la régression du fléau. Elle s’étale alors sur une période de 8 jours et fera l’objet d’un paragraphe ci-dessous.

En 1515, Charles Quint prête serment comme conte à Mons. S’ensuit une période où la ville sera convoitée par les espagnols, les français et enfin les hollandais. Durant cette période, la ville connaîtra un grand incendie en 1691 lors du siège par les français. S’ensuit la dépendance des pays bas méridionaux par les autrichiens, pour redevenir française en 1746 avec une destruction quasi-totale des fortifications de la cité.

En 1790, les montois participent à la révolution brabançonne qui aboutira à l’indépendance de la domination hollandaise et française en 1830. De nouvelles fortifications sont érigées en 1822, c’est une période très sombre pour les habitants, plusieurs batailles font rage dans la région entre les français, les autrichiens et les hollandais. Les industries fuient la région de même que la noblesse.

La région connut naturellement les deux occupations allemandes ainsi que des bombardements intensifs, dans la région, la ville de Saint-Ghislain fut d’ailleurs totalement détruite en mai 1940.
Actuellement, la commune consacre une part de budget importante à la réfection des monuments, édifices et autres curiosités touristiques et historiques, plus bas, je vous donnerai un aperçu de ce qu’il est possible de faire à Mons pour passer un agréable moment.


3. La ducasse de Mons : Le Doudou
============================

Chaque année, la ville de Mons vit un évènement de taille, durant 8 jours en effet, la cité va vivre au rythme de son folklore. Une très grande fête que je me propose de détailler ici. Ces festivités sont absolument incontournables, chaque année pas loin de 100.000 personnes viennent pour participer de près ou de loin à l’ambiance extraordinaire et ce dans toutes les tranches d’âge.

Comme déjà dit plus haut, suite à une terrible peste, les riches chanoinesses organisèrent une procession pour lutter pieusement contre le fléau elles firent fabriquer un carrosse doré (qu’on appelé car d’or), (aujourd’hui celui-ci fait 5,40m de long, 2,50m de large et pèse pas loin de 2 tonnes à vide !), et des reliques. A l’automne aux origines, le cortège est déplacé au dimanche de la trinité, la longueur du parcours a été fixée et raccourcie au cours du XVII è siècle.

Parallèlement à cela, évoquons le saint Cappadocien Georges reconnu comme tueur de dragons et notamment honoré par les rois d’Angleterre, sa vénération fut imposée à Mons par le conte Philipe de Hainaut en 1380. La confrérie de saint Georges est alors créée, elle va rapidement engendrer tout un folklore autour de la procession. Au milieu du XV è siècle, la confrérie constitue un théâtre médiéval avec le ‘jeu du dragon’ (qui n’est autre qu’une reproduction de la légende selon laquelle saint Georges a combattu et tué le dragon à l’aide de sa seule épée) qui est joué sur la grand place dès 1480.

Pour ce qui est du mythe de ce saint, on se rapportera à une légende qui voulait que dans la province romaine de Libye à Silcha, se cachait un dragon pernicieux qui terrorisait la population et décimait les troupeaux, pour assouvir ses agressions, la population offrait une jeune fille en offrande chaque année. Cependant, l’année où la fille du roi fut désignée, notre saint passait par là et vit la jeune fille. A l’aide de sa lance et de son épée et au terme d’un combat audacieux et au péril de sa vie, il vint à bout de la bête. Cette histoire est très populaire et se retrouve tant dans la littérature que dans l’art notamment en Grèce, en Italie, en France, en Belgique et en Angleterre.

Cette fête de la très sainte Trinité sera étoffée notamment avec l’apparition au XVI è siècle du valeureux Gilles de Chin et toute sa clique qu’on appelle aujourd’hui les Chin-chin. Elle trouve sa forme définitive au cours du XVII è siècle. On voit apparaître la confrérie Beubeux de la miséricorde, groupe tout vêtu de noir s’occupant des condamnés, La Compagnie Montoise des Hallebardiers, protecteurs du car d’or et des reliques de Ste Waudru, qui devaient être à l’origine un groupe de troupes d’élite. Tout est alors en place pour que le combat dit de « lumeçon » : (dont l’étymologie se rapporte à une manœuvre militaire de tournoiement), le saint Georges tournoyant peut avoir lieu. (La fête du doudou comme on l’appelle ici)

Le dragon de nos jours symbolise sans doute d’avantage le désordre social au travers d’un enjeu dominé par l’autodérision, contrairement à l’origine de la fête ou l’homme était dominé par la providence.

4. Les pôles d’attractions touristiques :
==============================

A l’intérieur de la cité :

- Le beffroi : il s’agit d’une tour de 87 mètres de style baroque symbolisant la fierté de la ville. Il fut achevé en 1661, et fut classé patrimoine mondial de l’UNESCO en 1999. Il est actuellement en réfection, il est accessible seulement jusqu’au 2è étage, un ascenseur est en construction. Du haut de la tour, on peut aisément voir à des kilomètres à la ronde, très stratégique elle a fait l’objet de beaucoup de convoitises militaires.

- La collégiale Ste Waudru dont la première pierre fut posée en 1450 et achevée en 1686, ce grand chantier à produit pour notre plus grand plaisir un édifice gothique, grâce aux riches chanoinesses du chapitre. Elle devait normalement avoir une tour de 160 mètres de haut en façade, mais ne fut jamais achevée, d’où un dicton montois dit : « on en verra jamais le bout » C’est un monument d’architecture à voir absolument si vous passez par là. Non loi de là, dans la rue des sœurs noires, vous pouvez admirer des maisons de style espagnol.

- L’hôtel de ville abritant une cour intérieure avec les très beaux « jardins du mayeur » c’est la pièce centrale de la grand place, c’est le centre civique, par opposition au centre religieux, il est édifié au XV è siècle, fait l’objets de nombreux ajouts au cour des ages et abrite une splendide horloge en son clocher.

- La chapelle Ste Calixte sur Square du Château, de loin le plus ancien bâtiment religieux de la ville, datant du XI è siècle, elle est ornée de fresques romanes et abritait des sculptures de André Beauneveu aujourd’hui au Louvre.

- La tour du Val des Ecoliers à la rue André Masquelier : datant du XIII è siècle, c’est le vestige baroque le plus ancien d’un couvent qui était érigé là.

Aux alentours…


- Le château des ducs de Croy : partiellement restauré, et classé, c’est une construction datant du XII è siècle typique de l’architecture militaire dite « de plaine » elle fut au XVI è siècle affublée d’un clocher en « bulbe ». Avec des douves remplies d’eau, c’est un endroit calme et très aéré pour une promenade ! C’est à Havré à 5 Km au nord de la ville de Mons.

- A Spiennes, on trouve l’un des plus haut lieu de la civilisation préhistorique en Europe, où furent mises à jour des minières néolithiques. Le site entre dans un projet de mise en valeur, bientôt des possibilités de visites guidées.

- A Cuesmes on trouve la maison Van Gogh, (de 1889à 1890) cette ancienne maison est maintenant un musée accessible au public. Toujours à Cuesmes, on trouve les carrières de craie de « la Malogne » un site qui est maintenant classé, c’est un biotope exceptionnel où beaucoup d’oiseaux migrateurs viennent loger.

- La cavalcade de Jemappes : le week-end de pâques, un cortège folklorique avec des gilles des majorettes agrémenté de différent groupes folkloriques venus des quatre coins de l’Europe.

- Le parc Paradisio et sa plus grande volière d’Europe, construit sur une ancien parc d’attractions foraines, cet incontournable centre d’intérêt ornithologique est ouvert toute l’année pour le plaisir des yeux et de la découverte. Des centaines d’espèces y sont représentées avec en point d’orgue une grande volière accessible au public. A ne pas manquer pour une très belle journée en famille ou pour les passionnés.

Les musées :

- Le musée du folklore et de la vie montoise : à la rue des Gaillers, il abrite tout ce qu’il faut savoir sur les habitudes et sur le dit combat « di lumeçon ». C’est là que le dragon est logé en dehors des festivités.

- Le musée des beaux arts : situé à la rue Neuve, qui abrite des peintures et gravures représentatives des XIX è et XX è siècle ainsi qu’une collection « fruit d’une passion » présentant de manière exceptionnelle l’art contemporain des années 1960 à 1990.

- Le musée d’histoire militaire : à la rue de Houdain, on y trouve une vaste collection d’objet militaires de tout les âges.

5. Le singe du grand garde, la mascotte de la ville :
==================================

Fabriqué par un forgeron et placé à droite de l’entrée principale de l’hôtel de ville vers 1843, c’est un porte-bonheur s’il est caressé de la main gauche uniquement. Il fait la joie des montois et montoises qui viennent le caresser habituellement une fois l’an. Tout les visiteurs illustres y ont d’ailleurs posé la main. Ne quittez donc pas la ville avant d’être passé par là ;o)

6. Renseignements pratiques :
=======================
Office du Tourisme de la Ville de Mons
Grand Place, 22 B-7000 Mons
Tél. : +32 (0)65 / 33.55.80 et +32 (0)65/35.34.88
Fax. : +32 (0)65 / 35.63.36

http://www.mons.be

Mons (Hainaut - Belgique)

Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leurs contenus !


hermand * a écrit : le 04.06.2010 13:38:

Bonjour,


 


Etes-vous sûre de l'histoire du Doudou.


Car la jeune fille que"St George"sauve, c'est la pucelette de Wasmes (colfontaine)!!


Connexion
Options


Vote Article
Score estimé: 3.33
Votes: 3


Prener une seconde pour voter pour cet article:
Excellent
Très bien
Bien
Moyen
Mauvais

Liens connexes
L'article le plus lu à propos de Les articles du bourlingueur.eu:
Theme by www.studentsdesign.de Ported to PragmaMx by Diabolo [)-(]



Vous avez aimé ce site? Votez pour lui et découvrez d'autres sites nature & paysage (clic logo) TOP 100 Photo NATURE (Faune et Flore)
référencement paidpr

Page générée en 0.0711 secondes, avec 8 requêtes SQL