La paix
d’Arras est instaurée le 21 septembre 1435, Philippe le Bon, Duc de Bourgogne,
et Charles VII Roi de France trouvent un terrain d’entente honorable et
mettrent un terme à la guerre de 100 ans.
Visitez la galerie Hôtel-Dieu à Beaune
La
construction commence en 1443 pour s’achever avec l’accueil le 1er
janvier 1452 du premier patient. A partir de cette période, l’Hôtel Dieu est
entièrement géré par les sœurs hospitalières et ce, durant toute la période
d’activité, c’est à dire jusqu’au XX è siècle. La ferveur des sœurs a
d’ailleurs généré d’autres communautés dans la région pour créer ce qui est
communément appelé les hospices de Beaune. Une communauté spécialement tournée
vers les pauvres, les vieillards, globalement toujours tournée vers les plus
démunis.
L’Hôtel
Dieu à Beaune a laissé place depuis 1958 à une structure plus moderne pour
prodiguer les soins, c’est au centre hospitalier Philippe le Bon que sont
dispensés les soin. C’est donc un musée qui ouvre ses portes chaque jour,
sur la rue de l’Hôtel-Dieu face à la place Fleury. Chacun peut se rendre compte
de la vocation première de l’endroit, même si en entrant, on est frappé par la
l’élégance et la grandeur architecturale de l’ensemble, subjugué par les
couleurs des ardoises. Il n’en reste pas moins, que les murs transpirent les
souvenirs d’un havre de paix pour les soins donnés au cours des siècles par les
sœurs infirmières. D’ailleurs, l’éthique des gestionnaires n’a pas changé d’un
iota malgré le déplacement vers l’hôpital, ainsi, tous les bénéfices retirés
des différentes activités du musée (visites, location de salle, boutiques,
conférences, journées découverte…) servent entièrement à améliorer le réseau de
médecine sociale de la région.
Par
ailleurs, les hospices de Beaune (comme beaucoup de structures hospitalières
françaises) sont propriétaires grâce aux dons successifs, de quelques 58
hectares de terre viticole, dont la plupart de la superficie se situe dans des
zones d’appellations prestigieuses. Les 41 cuvées des hospices de Beaune portent
généralement les noms de leurs bienfaiteurs donateurs, elles font l’objet une
fois l’an d’une grande vente aux enchères mondialement réputée, les
adjudications sont tenues sous la forme particulière de la « vente à la
bougie », ces enchères ont lieu en novembre le troisième dimanche du mois
sous les halles.
Revenons
maintenant à la visite du musée proprement dit, vu de la rue, le bâtiment ne
donne pas très envie, un long mur de pierre avec peu de fenêtres mais une fois
dans la cour, il laisse exploser toute sa beauté en captivant l’œil du visiteur
par les toits d’ardoises colorées qui sont devenus au fil des dernières
décennies l’un des symboles de la Bourgogne. Car il semble établi que ces
ardoises vernissées qui recouvrent certaines toitures bourguignonnes
résulterait du prolongement des différences naturelles de cuissons. Autrefois
utilisée pour représenter approximativement des motifs géométriques, la
tradition des couvreurs se serait étendue avec l’apparition de la mode des
ardoises colorées il y a moins d’une centaine d’années. D’après mes lectures,
il est par ailleurs plus pertinent de penser que c’est la forme de la tuile
plus que sa couleur qui est typique au pays de Bourgogne. Il n’empêche que
ces motifs multicolores sur les toits sont relativement abondants en Côte d’Or
et contribuent à l’originalité du terroir bourguignon. L’Hôtel-Dieu à Beaune
après sa rénovation ne déroge pas à cette règle.
Autre point
remarquable lors de la visite du musée, est la conservation et l’entretient
scrupuleux accordé tant au bâtiment qu’à tout les quelques 5.000 objets
répertoriés fidèlement dans un inventaire depuis des dizaines d’années. Les
hospices de Beaune ont fait l’objet de nombreux legs, tant en ustensiles qu’en
œuvres d’arts, il est heureux de constater que l’intendance a toujours su faire
preuve d’une soin étonnant à conserver l’endroit dans un état irréprochable.
L’héritage culturel n’en prend que d’avantage de valeur aux yeux du visiteur.
La visite
des bâtiments intérieurs est ponctuée par quelques points forts, comme la
visite de la grande salle, on y trouve 30 lits alignés en rangées de 15 le long
des deux plus grands murs, chaque lit étant séparé par des rideaux et une
cloison, ceci parce que les médecins pensaient que le fléau le plus redouté, la
peste, se répandait par l’air vicié de miasmes et qu’il fallait isoler le plus
possible les foyers infectieux en purifiant l’air par des herbes aromatiques.
Au bout de cette salle, une chapelle afin que les pensionnaires puissent suivre
les offices dans les meilleures conditions possibles. L’ensemble recouvert par
un berceau de bois lambrissé, traversé par des entraits qui sortent de la
gueule de représentations d’animaux fantastiques.
La
pharmacie n’en est pas moins surprenante, les ustensiles en faïence de Nevers,
toute une gamme d’étains remarquables, la cuisine où tout a été reconstitué
comme au XIX è siècle ornée de tant d’ustensiles de cuivre et animée par
l’automate Messire Bertrand qui tourne
la broche inlassablement.
La fin de
la visite à la salle Saint Louis, construite au XVII è siècle pour accueillir
d’avantage de malades, elle sert aujourd’hui de galerie d’exposition des plus
prestigieuses œuvres d’art que les hospices de Beaune ont à proposer. Une
fontaine de marbre au centre de la pièce n’est pas sans rappeler la vocation
première de l’endroit, rester résolument tourné vers les indigents, les
vieillards et les malades au travers de l’exercice de la charité. Dans une
annexe à la salle Saint Louis, une pièce bien à l’abris de la lumière naturelle
abritant des tapisseries anciennes mais surtout le célèbre polyptyque du
peintre belge originaire du tournaisis Roger Van Der Weyden. Cette œuvre
magistrale représentant le jugement dernier est haute en couleurs, une loupe
permet d’ailleurs de scruter la peinture dans les moindres détails. Neufs
panneaux flamboyants pour la trompette du jugement selon la pensée biblique de
l’époque associé à l’art flamand du XV è siècle.
En
pratique, la visite dure environ deux heures, de nombreux panneaux explicatifs
pourront cependant comme au cours de ma visite captiver votre attention. Chaque
salle est remplie de mobilier, de tapisseries, peinture et autres ustensiles,
les plus avides d’art prendront plaisir au notices explicatives.
L’Hôtel
Dieu se situe en centre ville, le parking n’est pas aisé en saison, il convient
de laisser la voiture dès qu’une place se présente et de poursuivre à pied en
arpentant les rue très animées grâce aux nombreux commerces de spécialités
vinicoles ou produits du terroir, le soir cependant, l’ambiance tombe
rapidement, il semble que le bourguignon ne soit pas un oiseau nocturne.
Le musée
est ouvert tous les jours de l’année jusque 17h30 et 18h30 en été, l’entrée coûte
en été 2006 5,60€ elle est gratuite pour les enfants de moins de 10 ans,
l’office du tourisme se trouve sur la place juste en face de l’entrée de
l’Hôtel-Dieu, vous pouvez acquérir un passe pour un ensemble de visite ou
encore réserver certaines activités, je recommande un saut à la moutarderie
Fallot pour un parcours ludique et pédagogique des antres de cette entreprise
dynamique.
Les
Hospices de Beaune : L’Hôtel Dieu
Rue de
l’Hôtel-Dieu
F-21200
Beaune
Tél. : 03
80 24 45 00
Fax : 03 80
24 45 99
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du 1er
janvier au 25 mars : de 9h30 à 11h30 et de 14h00 à 17h30
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du 25
mars au 19 novembre : de 9h00 à 18h30
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du 20
novembre au 31 décembre : de 9h00 à 11h30 et de 14h00 à 17h30
Les
derniers visiteurs peuvent rester dans l'enceinte de l'Hôtel-Dieu pendant une
heure après la fermeture de la billetterie.
Site
officiel : http://www.hospices-de-beaune.com


